samedi, juin 29 2024

Quelques points techno sur la zédification

Dans le billet précédent, j'ai rappelé qu'une zétagraphie (image résultant d'une zédification / focus-stacking) était rarement utilisable telle quelle et qu'il fallait passer par la case retraitement.
Dans ce nouvel article, j'apporte quelques éléments de plus.

Pour commencer, à l'issue de la réalisation de trois piles en vue de faire un comparatif, je vous présente un autre souci... la présence d'une bestiole qui se balade sur le sujet pendant la réalisation de la pile.


(en rouge, la bestiole qui laisse une trace floue)
(en bleu, un autre exemple de souci à la zédification, la gestion de différents plans...)
(notez les grosses taches de capteur dans l'arrière-plan - ça se corrige assez facilement)


(pile faite à l'Olympus OM-D EM-5)

J'avais déjà évoqué ce problème dans ce billet - ramène ta fraise
et je vous propose cette vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=3Il6E2vkTnA

Autre éléments que je voulais mettre à l'épreuve avec mes essais de ces derniers temps : une pile faite en déplaçant le système de prise de vues (ou le sujet, mais c'est moins recommandé pour cause de dérive possible) donne-t-elle un rendu différent que si on change de mise au point (en tournant la bague de mise au point... en utilisant le moteur d'AF et un menu de "focus bracketting" qui serait présent dans les fonctionnalités du firmware de votre appareil) ?


(Olympus OM-D EM-5 mII + Olympus 30 mm f/3,5 @ f/4 - rapport macro 1,25x - déplacement par rail Novoflex Castel Micro - 90 images compilées)


(Olympus OM-D EM-5 mII + Olympus 30 mm f/3,5 @ f/4 - rapport macro 1,25x - focus bracketting (tuto dans ce billet) - 140 images compilées)

Ces deux images sont brutes de déconvolution - elles sortent comme ça d'Helicon Focus - je n'utilise que la méthode "C", sans lissage.
Notez la présence de halos autour des fleurs (galère à corriger).
Dans les deux cas, le piqué me semble similaire.
A noter que passé le rapport 2x, il sera de toute façon difficile de changer le focus en jouant sur une quelconque bague de mise au point.

En jouant sur certains paramètre d'Helicon Focus, j'ai pu inverser le sens d'utilisation de la pile... pour les deux images ci-dessus, on allait de la plus éloignée vers la plus proche (sens inverse de la réalisation de la pile - je commence toujours du plus proche au plus éloigné).
Ci-dessous, la pile est lue dans "le bon ordre"

Les halos semblent moins marqués - le piqué reste identique

fun fact, les traces laissées par les pétouilles de capteur (hot/dead pixels...) montrent les redimensionnements successifs dans un cas ou un autre... des voies différentes

Avec un Loawa 90 mm f/2,8 Ultra Macro, on peut aller directement au rapport 2x (avec l'Olympus, un rapport 1,25x permet de cadrer comme si on était au rapport 2,5x sur un FF - c'est traité dans ce billet)
Il n'est pas possible de faire une pile en tournant la bague - il faudrait maîtriser le pouillième de rotation tant la profondeur de champ est faible... ou tout du moins, il faudrait fermer à mort le diaphragme...
La pile a donc été faite au rail motorisé.


Le sujet tient moins de place dans le cadre - on est au rapport 2x (et pas 2,5x équivalent) et les proportions ne sont pas les mêmes - 3/2 vs 4/3
Pour ce qui est du piqué, je dirais qu'on est dans des équivalences.


(Laowa @ f/4 - 144 images - rapport 2x - crop de 1024 pixels pour un capteur FF de 24 Mpx)


(Olympus - 140 images compilées)
D'un point de vue "dynamique de l'image", celle qui est faite avec le Sony a un peu plus de potentiel.

 

dimanche, juin 23 2024

Les bugs de la zédification

Encore une fois, dans le cadre de la réécriture de mon premier livre sur la macro, je ne renouvelle mon stock d'exemples et j'en profite pour tester de nouvelles combinaisons...

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samedi, juin 22 2024

Laowa 90 mm f/2,8 Ultra Macro APO

Je suis en train de réécrire "La macro au-delà du rapport 1" et pour ajouter des choses nouvelles, je me relance dans des procédures d'essais (vous aurez des billets dans ce sens).
Depuis 2015, pas mal de matériel intéressant est sorti, surtout du côté de la Chine. On peu citer Laowa (en 2015, ils venaient à peine de sortir un 60 macro, pas super), ou encore Wemacro (pour des rails motorisés), 7Artisans, AstrHori (qui copie Laowa...).
N'ayant pas les moyens de tout acheter ni le temps de tout tester, j'ai fait appel à un ami - Pierre Escoubas (puis Patrick Goujon) - qui m'a donné les coordonnées d'une personne travaillant chez Digit access.
Après quelques échanges, j'ai pu avoir en prêt le dernier Laowa macro.
(j'ai aussi reçu la Rolls des rails macro : le Novoflex Castel Micro - j'en parle plus tard, et j'attends le système Aurogon de Laowa)

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samedi, novembre 25 2023

The power of the bonnette

Quelques images et mesures de champ pour confronter la réalité à la théorie quand on utilise une bonnette macro.

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mercredi, octobre 25 2023

Lentille de tube et rapport macro

Comment régler le problème du rapport fixe avec un objectif de microscope parfocalisé à l'infini.

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mardi, juin 13 2023

Lumières d'appoint

Lors de mes navigations sur internet, je suis tombé sur des promos pour des éclairages à base de LED... a priori utiles pour la photo.
Dans cet article, je vous propose quelques images pour voir ce que ces lampes ont dans le ventre.

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dimanche, avril 2 2023

Panorama floral

Comment augmenter la résolution sur une vue au microscope ?
(reprise d'un ancien billet)

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samedi, octobre 15 2022

Smartphone vs DSLR

Lors de la rédaction d'un livre sur la proxiphoto, j'ai parlé des vertus supposées des smartphones pour ce genre de pratique.
(rappel : la proxi consiste à prendre en photo des champs dont la largeur va de 5 à 50 cm de large - avec un appareil à "grand" capteur (Barnack format - 24x36 mm), cela donne un rapport de 0,1x)

*** ecriture encours ***

dimanche, avril 24 2022

De la "macro" au smartphone

Il y a quelques mois, après de longs épluchages de tests publiés sur internet, j'ai changé mon vieux smartphone (un Zuk Z2 pro) pour un Xiaomi Mi 11 lite.

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mardi, août 24 2021

Islande 2021 - 01

Un petit voyage de deux semaines, vite fait, magistralement organisé par ma chère et tendre.

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lundi, août 23 2021

Islande 2021 - 02

Jour 4 - 31 juillet

- Nous quittons le camping pour une longue étape (encore - il faut relativiser... 6 à 8 heures de voiture, émaillées d'arrêts, ça peut se faire et puis quand il fait nuit à minuit, on a le temps de voir venir). Nous repartons vers l'Est, longeons de nombreux fjords qui se ressemblent tous un peu, puis nous remontons au Nord, faisons un petit détour par Reykhólar (sources chaudes et lagunes aménagées pour voir des oiseaux). Enfin, nous repartons vers l'Ouest pour le camping de Melanes[1] et sa superbe plage.


(cette montagne est devenue célèbre suite à quelques belles images de publicité)


(en forçant sur les UGA, on peut inclure la cascade Kirkjufellsfoss dans le champ photographié... las, l'affluence de touristes a obligé à aménager le site et donc si on arrive avec un peu de patience à ne pas avoir des gens dans la photo, on ne peut pas gommer les barrières "protégeant" certaines zones)


(une barge rousse dans la zone à oiseaux de Reykhólar)


(la silhouette caractéristique des Plongeons en vol)


(paysage caractéristique quand de temps en temps la route passe au-dessus de la montagne au lieu de la longer en passant par les fjords... un air d'alpage - normal, la latitude compense l'altitude. De temps en temps, il y a des névés...)

Après quelques jours de temps correct, la météo se dégrade un peu. Nous arriverons au camping sous un ciel bas, une bruine pénétrante et du vent.

Jour 5 - dimanche 1er août

Programme un peu chargé : lever le camp alors qu'il pleuvine, faire une petite rando (on inversera), route jusqu'à la fameuse falaise à oiseaux de Latrabjarg puis prendre la route jusqu'au camping de Þingeyri.
Trop chargé en fait, nous ne pourrons pas pousser aussi loin et nous finirons au camping de
Tálknafjördur, quelques fjords plus avant. A noter que dans de nombreux bleds, il y a une piscine... avec hot pots etc... les campings sont souvent à côté et les sanitaires sont associés à la piscine.


(panorama réalisé à partir de la petite rando partant de la plage du camping de Melanès)


(voilà la falaise de Latragjarg, qui s'étend sur plusieurs km et qui peut culminer à plus de 400 m d'altitude[2])


(Mouette tridactyle)


(Eiders à duvet en vol)


(phoque gris)

Vous vous doutez bien que j'ai fait des tonnes de photos de Macareux, de Mouettes, de phoques... pour le matériel utilisé : Nikon D810 / Nikon D7100 (APSc) + Sigma 120/300 f/2,8 et Nikon 500 PF f/5,6. Nous sommes deux pour deux boîtiers et on a changé de temps en temps... le 500 mm monté sur le D7100 fait un superbe "équivalent à 750 mm" sur 24 Mpx... le D810 a pour lui l'avantage du "full frame", ses 36 Mpx et une belle capacité de recadrage au final.

En reprenant la route, nous ferons encore quelques arrêts photos. Pour des zozios, du paysage...


(Grand Gravelot)


(Faucon émerillon)

Jour 6 - 2 août

- Encore pas mal de route, de fjords et quelques points d'arrêt, notamment pour une piscine d'eau chaude naturelle (au fond d'un fjord - une source chaude simplement aménagée...), la belle cascade de Dynjandi (à se demander si ça ne veut pas dire "voile de la mariée". Un site très visité - ils sont partout - et donc très aménagés. Nous finissons la journée dans un gîte à Isafjordur, pour deux nuits. Il faut alterner un peu de "dur" après des nuits sous la tente. Ca permet de dormir un peu mieux, de se sécher. Là, cerise sur le gâteau, il y a une laverie.


(des fjords à l'infini)


(un joli Chevalier gambette)


(ah, cette fois-ci, on passe par la montagne)


(une des portions de la cascade de Dynjandi - Nikon D7100 à 100 isos - Tokina 12/24 à 24 mm - filtre ND NISI 8 stops + filtre polarisant - f/13 - 8 secondes de pose)


(une autre portion... le "voile de la mariée" est en fin de montée, mais le ciel gris ne m'a pas permis d'en faire de belles images)

(fin du second billet)

 

 

 

Note(s)

  1. ^ Pour arriver à ce camping, il faut prendre une piste qui traverse une montagne entre deux fjords... là encore, il faut une bonne voiture car c'est assez vertigineux.Par contre, et c'est un effet pervers des guides du genre "Le routard", la destination souffre de son affluence. Les sanitaires sont sous-dimensionnés.
  2. ^ C'est bien le problème des falaises à oiseaux... déjà, on peut déranger, mais en plus, les points de vues sont toujours d'en haut, avec des bords pas forcément stables. Il y a un étagement de nidification. Certaines espèces sont près des flots et donc il est impossible de les photographier. Pour d'autres, c'est plus cool (voir les macareux)

dimanche, août 22 2021

Islande 2021 - 03

Jour 7 - 3 août

- Journée de la loose... très coûteuse qui plus est.
Dans mon projet, il y avait le désir de shooter du renard polaire. Ils sont chassés partout en Islande (ils dérangent les moutons) et il n'y a que dans les parcs nationaux qu'ils sont protégés. Dans un voyage précédent, nous en avions vus deux à Skaftafell... Dans la réserve naturelle du Hornstrandir, ils ne sont pas chassés. L'accès à la réserve ne peut se faire qu'à pied (en partant de loin, prévoir plusieurs jours) ou par bateau. Depuis Isafjordur, deux compagnies font des navettes pour 170 euros (et plus de 350 si vous voulez un guide). On vous dépose à un endroit, on vous récupère plus loin après quelques heures. Le genre de configuration moisie et pas de chance, les conditions météo ne sont pas terribles.

Nous avions une carte assez précise de l'endroit. Nous avons voulu prendre un chemin précis, pour ne pas suivre le groupe accompagné d'un guide (on nous a fait comprendre que ça n'était pas souhaitable) et on l'a vite perdu au milieu des tourbières de pente... On a fini par regagner un autre chemin, un peu mieux marqué... les chaussures détrempées et boueuses. Rien à voir à part quelques oiseaux (labbe parasite, cygne sauvage, eiders, grand corbeau...)

Après une traversée à gué d'un torrent (pieds nus, 5°C dans la flotte), Théo a fini par repérer un Renard, loin, furtivement. Aux jumelles, ça ne faisait pas gros. Je n'ai même pas essayé de dégainer mon tromblon, mis à l'abri dans le fourre-tout pour cause de bruine persistante.


(ambiance - à un moment, j'ai vu des Droséras mais les conditions météo, le stress lié à l'absence de chemin ne m'ont pas incités à les passer en macro)


(en attendant le bateau de retour - Eider à duvet)


(orchidées du genre Dactylorhiza... prises avec le 500 PF sorti pour les Eider - c'est dire le degré de motivation)

Jour 8 - 4 août - retour vers le "Sud"

- Longue route pour passer d'Isafjordur à Blonduos. Hébergement en dur dans une vallée, chez un propriétaire de chevaux qui loue des chambres pour pas trop cher... une grande maison destinée à accueillir des groupes en partance pour des raids de plusieurs jours, accompagnés pas une centaine de poneys. L'endroit est superbe, le gîte très confortable.


(Orchidée du genre Platanthera)

En route, nous nous sommes arrêtés vers une colonie de phoques, bien signalée dans le guide du Routard.


(les rois du gainage)


(je ne savais pas que les phoques pouvaient être tigrés)



(le poney islandais, une race extraordinaire)

Jour 9 - 5 août - F35

- Après quelques courses à Blonduos, nous empruntons la piste F35 - une vraie piste, mais sans gué - qui doit nous amener jusqu'à Geysir/Gulfoss. Les conditions sont correctes, la piste n'est pas trop cassante, mais en allant visiter deux zones de solfatares, ça s'est un peu gâté.
Juste que ça a fait des conditions idéales pour la photo. Un ciel avec des nuages plus ou moins chargés, des lumières d'après la pluie, des ombres... au final, le début de la piste a été bien sage. Une zone désertique, assez plate, quelques lacs. Cette piste n'est valable que parce qu'elle permet d'arriver au très beau site de Kerlingarfjoll.


(un pluvier doré rencontré en route)


(site de Hveravellir - qui fait trop penser à Yellowstone)


(site de Hveravellir - oui, les zones de solfatares/sources chaudes, ça donne des couleurs qui envoient du bois)


(hum, la météo semble se corser)


(site de Hveradalir dans le Kerlingarfjöll)


(et ça vient vers nous... effectivement, après avoir démarré sous une fin de pluie - attention, le site devient très boueux et glissant - nous avons fini sous une bonne douche - en arrière plan, l'inlandsis du Hofsjokull)


(ça n'est pas dans l'ordre - là encore, j'ai pris beaucoup de photos... difficile de faire un choix)

Nous reprenons la route. Le camping près de ce dernier site est au coeur d'une gorge (très belle par ailleur) et les tentes sont plantées dans le lit de la rivière. Nous n'avons pas trouvé raisonnable d'y aller.
Il est tard et finalement, nous nous arrêterons quelques kilomètres plus loin, près d'un lac, le Hvítárvatn. Un camping vide, un refuge "fermé" (en vrai on aurait pu y dormir car la porte n'était pas cadenassée). Une belle ambiance de fin de journée avec une vue sur la calotte glaciaire du Langjokull


(et le ciel s'est enflammé)

(fin du troisième billet)

samedi, août 21 2021

Islande 2021 - 04

Jour 10 - 6 août

- Comme j'ai emmené dans mes bagages un objectif macro (150 mm Sigma) et que le camp met toujours du temps à se lever, j'ai pris un peu de temps pour prendre en photo quelques fleurs.


(Armeria maritima)


(une Gentiane à déterminer)


(une pinguicule - plante carnivore traitée dans ce billet)


(un genre de Saxifrage, Saxifraga hirculus - balance de blancs non originale)

- En sortant de la F35, nous faisons un retour à la civilisation avec Gulfoss et Geysir. Trop de monde, trop d'aménagements, mais ce sont des endroits à voir.


(Gulfoss - ce passage en N&B est assez miraculeux)


(Geysir avec une corde de plus en plus éloignée de l'eau - probablement un peu moins de monde que les années précédentes "grâce" au covid, mais les parkings étaient bien pleins)

- Nous partons en direction du Landmannalaugar en prenant la piste F32 puis F225. Le temps se couvre mais ça reste très beau, quasi lunaire par moments. Il y aura un gué à passer avec une incertitude sur la piste à suivre (gué au niveau d'une patte d'oie) et l'application GPS Navigator (gratuite) nous a permis de prendre le bon chemin. Au final, c'est en arrivant au camping du Landmannalaugar que nous passerons les deux gués les plus balèzes de notre séjour.


(Frostastaðavatn juste avant le camping du Landmannaluagar)


(depuis la veille, j'ai installé un porte-filtre NISI sur mon 24-70 Nikon pour y glisser un filtre dégradé ND 3 stops (ça fait peut-être un peu trop) pour préserver le ciel alors que le contraste est très par rapport au sol, très sombre... volcanique)
(quasiment toute la suite du voyage se fera avec ce dispositif, en ajoutant parfois un filtre polarisant - ce système n'est pas trop mauvais, mais c'est encombrant sous une veste (pluie) ou dans le fourre-tout - de plus, on ne peut plus mettre de pare-soleil)

- Le camping du Landmannalaugar peut grouiller de monde. On plante la tente dans un lit de cailloux (prévoir des sardines en titane... et un matelas mousse très épais). Les sanitaires sont sous-dimensionnés et pas très propres. Il y a un barnum avec des tables pour manger.
Il y a beaucoup de groupes et si par malheur ils vous passent devant à la vaisselle, vous êtes bons pour poireauter un bon moment.

Jour 11 - samedi 7 août - Landmannalaugar

- Le matin, le ciel est un peu menaçant mais ça va s'arranger par la suite. Comme pour le Kerlingarfjoll, je pourrais profiter d'une lumière changeante. Les lointains resteront un peu chargés. Ce qu'il y a de bien, c'est que nous n'aurons pas trop chaud.
Au programme, deux randos avec deux sommets à la clé, le Bláhnúkur puis le Brennisteisalda. Quelques heures sans trop de dénivelée (genre 400 et 300 m de grimpette) dans des paysages dantesques, aux couleurs extraordinaires.


(panorama à 360° depuis le Bláhnúkur - en version zoomable ICI)


(Odile et Théo en poncho - chemin évident mais un peu glissant)


(en montant au Brennisteisalda)


(coulée d'obsidienne du Laugahraun qui part du Brennisteisalda et finit au camping)


(un peu de douceur dans ce monde minéral - un genre de Saxifrage, Saxifraga stellaris)

- On finira la journée en allant barboter dans la source d'eau chaude qui est dans le camping. C'est vraiment une sensation agréable mais on peut finir comme des homards. On passe à la douche par la suite... c'est payant.


(c'est pris à 20h30... sisi...)

Jour 12 - 8 aoüt

- On commence par une rando de 3 heures sur la crête du Suðurnàmur avant de déplanter la tente.
Ensuite, après moultes prises d'infos auprès de "rangers" et autres guides (ma femme est hyper prudente), nous partons sur la piste F208 en direction du Sud. Prudence pour... des gués. Il y a en six à passer et on s'est accordé sur le demi-tour si jamais le niveau d'eau dépassait le genou de madame (qui est alllée courageusement tester à pied tous les gués)... ça ne sera jamais le cas. La sensation au moment de traverser est vraiment sympa... à vivre une fois au moins dans sa vie.


(une vue sur les deux sommets gravis la veille lors de la traversée de la coulée d'obsdienne)


(je ne sais pas pourquoi, j'aime beaucoup cette photo)


(vers le sommet, un Pluvier doré nous alerte et nous dit de le suivre... histoire que le poussin se mette à l'abri - j'ai sorti le 500 mm - cet objectif est réellement super à utiliser et le piqué est top)
(bien sûr, j'ai la bestiole en entier, mais je ne vais pas surcharger le blog)


(panorama à 360° depuis le sommet - le camping est juste à gauche de la coulée d'obsidienne - version zoomable ICI)


(une eau claire, un lit de cailloux, entre 10 et 30 cm de flotte, pas de courant et parfois un marquage évident - si à 55 ans tu n'as pas passé un gué en Islande, tu as raté ta vie)
(enfin les voitures de location ne sont jamais assurées pour les passages de gué - qui a envie de racheter un 4x4 au loueur ? - et lors d'un précédent voyage, j'avais bien planté notre Xantia break dans un des deux gués du camping du Landmannalaugar)


(un lac rencontré en route)

- La piste finit par arriver au niveau de la faille de l'Eldgja. Là, nous ferons une petite rando pour rejoindre la casade d'Ófærufoss. Mais en fin d'après-midi, la lumière ne va pas bien.

- Nous regagnons enfin la route n°1 et nous filons au camping de Kikjurbaejarklaustur où nous avons réservé un bungalow. Ce camping est très bien et il est aussi doté d'une laverie, d'une salle commune où l'on peut faire la cuisine. (et il y a du WIFI)

(fin du quatrième billet)

vendredi, août 20 2021

Islande 2021 - 05

Il ne reste plus que trois jours de voyage. J'espère que vous tenez le choc... en fait, après le passage au Landmannalaugar, j'ai un peu saturé et le retour sur la route n°1 au Sud, avec des paysages un peu trop anthropisés, j'ai beaucoup moins sorti l'appareil photo. Ce dernier billet sera donc moins long que les précédents.

Jour 13 - Lundi 9 août - expédition au Laki

- Nous prenons la piste F206 (puis F207) pour faire la "boucle du Laki". Ce volcan aurait été responsable de la révolution française en modifiant le climat suite à son activité en 1783.
La piste présente aussi quelques gués et globalement, pendant pas mal de km, le paysage est assez monotone. Dans la zone du Lakagigar, le relief devient un peu plus intéressant et pour vous dire, en tant que professeur de SVT, on retrouve la photo de couverture du manuel de spécialité en Première.


(et on admire la ténacité de cette fleur - un genre de Silène - pour pousser dans un milieu aussi hostile... rien de plus sec et peu nourrissant que du sable)


(j'ai beaucoup aimé le passage des nuages, ils ont donné un peu de relief à la scène - du coup, j'ai réalisé un petit time-laps avec une photo toutes les 10 secondes, pendant une quarantaine de minutes - visible ICI)
(et je loue encore la patience d'Odile et Théo)


(panorama sur 360° - en version zoomable ICI)


(Tjarnargígur Crater un peu plus loin, le long de la fissure...)


(Courlis corlieu - bec un peu plus court que pour le Courlis cendré (en photo dans le premier billet consacré à ce voyage) et présence d'un "sourcil")

- Avant de regagner la route n°1, nous ferons un détour par le canyon de Fjaðrárgljúfur, rendu célèbre suite à un clip de Justin Bieber. Le site a été saccagé deux fois... par les touristes qui ont afflués en masse puis par l'aménagement qui a suivi. J'entends par là qu'on ne peut plus voir le canyon que depuis loin du bord, avec quelques accès à des "points de vue" depuis des plateformes métalliques. (lors du voyage en février 2017 j'aurais dû comprendre que l'Islande perdait de sa sauvagerie... en effet, à Svartifoss, il y avait déjà ce genre de plateforme qui nuit à toute créativité)


(juste histoire de poster un truc... la lumière de fin de journée n'est pas un cadeau pour le coup)

- Pour finir, suite à une idée "géniale", nous décidons de gagner un peu de temps sur la journée du lendemain en taillant la route pour le camping de Skaftafell... c'est quand même long et au final, il n'y avait plus de place au camping. Retour au camping de Kirkjubæjarklaustur. Plus de deux heures perdues, mais on aura eu un beau spectacle en route. Un ciel bas par moment, de la brume, du ciel bleu, une lumière de couchant...


(ça n'est pas tous les jours qu'on peut voir le Vatnajokull ainsi)


(Labbe parasite)

Jour 14 - 10 août

- Nous retournons donc au Vatnajokull. J'ai une revanche à prendre avec le Jokullsarlon. En 5 passages, je n'ai encore jamais eu les bonnes conditions pour faire de chouettes photos de glaçons échoués sur la plage de sable noir. Nous avons écumé tous les lacs qui sont en avant des langues glaciaires du Vatnajokull... des endroits encore inconnus il y a quelques années. A se demander s'ils n'ont pas été aménagés pour casser un peu le flot de touristes au Jokullsarlon. Mais clairement, les autres ne valent pas le Jokullsarlon. Les eaux sont chargées de limons, rien à voir avec le bleu du Jokullsarlon. Et puis le spectacle des icebergs emportés par les tumultes du "fleuve" reliant le lac à la mer... priceless.


(Glacier Svinafellsjökull - à proximité du parc national de Skaftafell)


(Epilobe - Epiliobium latifolium)


(Jokullsarlon)


(pas pu faire mieux... pas de glaçon assez gros, pas de vague, brume et soleil voilé... damned, encore raté)

- Le site est aussi super pour observer quelques oiseaux. Il y a aussi des phoques....


(prise de bec chez des Eiders)


(Chevalier gambette)


(jeune Mouette rieuse)


(dans le fleuve qui relie le Jokullsarlon à la mer)

- La journée passe et la rando prévue un peu plus à l'Est, dans un environnement périglaciaire ne pourra pas se faire. Manque de temps... Nous repartons vers l'Ouest, en direction de Vik.


(encore un autre "Jokullsarlon like" - le Fjallsárlón)


(encore des Saxifrages - Saxifraga azioides)


(Plongeon catmarin ... on a vu à Landmannalaugar l'autre espèce, le P. imbrin, encore plus classe... mais trop loin pour une bonne photo)

- Le camping de Vik est très bien mais il y a pas mal de vent. (ça semble une constante, je n'ai jamais connu Vik sans vent). Une fois la tente plantée, nous repartons avec une belle lumière de fin de journée pour la falaise de Vik et les rochers de Dyrhólaey. Là encore - je me répète... à se demander ce que je fous là - ce dernier site est hyper aménagé. Ne comptez pas dépasser les barrières pour aller faire quelques poses longues de vagues se brisant sur les rochers... "trop risqué". Il y avait encore beaucoup de Macareux, à "portée de main" (là, pour le coup, on apprécie les barrières et les zozios aussi je suppose). Je voulais faire quelques photo en vol... trop de vent. Impossible de tenir correctement une longue focale.


(trop de soleil - lumière "dure" - et vous cramez tous les blancs du plumage... finalement, le ciel gris de Latrabjarg est presque plus favorable pour photographier les Alcidés)


(les atterrissage sont toujours un peu comiques... rien à voir avec la classe des super voiliers comme les Pétrels)


(aux environs de Dyrhólaey - il y a une zone un peu marécageuse, mais à marée basse, les limicoles sont loin. En arrière plan, la calotte glaciaire du Myrdalsjokull)

Jour 15 - 11 août - la veille de notre retour en France

- Repartir de Vik pour aller jusqu'à Kelfavik, ça ne se fait pas en quelques minutes... d'autant plus qu'il y a quelques arrêts de prévu en route. Il y a notamment la cascade de Skogar (Skogarfoss... je pense que vous commencez à comprendre l'islandais), celle de Seljalandsfoss. Nous avons aussi visé une falaise à oiseaux dans la péninsule de Reykjanes, celle de Krísuvíkurberg (mais il n'y avait plus que des mouettes...).


(image classique d'un Pétrel devant Skogarfoss)

- L'objectif principal de la journée était bien sûr de retourner au volcan. En prenant le bon chemin cette fois-ci... mais en passant (et les webcams l'ont confirmé), nous avons vu qu'il n'était plus actif. La météo s'est aussi gâtée. Après avoir réorganisé nos affaire au gîte (même endroit qu'à l'arrivée), nous repartons quand même, espérant que le volcan se remette à couler (ce qui était arrivé la veille).


(lumière du soir très particulière)


(panorama de trois photos - pas d'activité à part de la fumée...)

- Nous attendrons quand même, mais après une heure, nous décidons de redescendre, en longeant la coulée de lave... encore chaude (et côté gaz, je me demande si nous n'avons pas pris un peu trop de risques).
Le réveil est programmé à 4h... il y a plus long de temps dans les aéroports que de temps de vol.

(fin du compte-rendu - en espérant que ça vous aura plus)
(c'est une sélection sur environ 1500 photos - je ne sais pas si j'ai mis les meilleures, mais on va faire comme si)

dimanche, juillet 25 2021

Super macro avec un objectif de microscope (1)

Là encore, je reprends un tuto de mon ancien blog.

Lire la suite...

samedi, juillet 24 2021

Super macro avec un objectif de microscope (2)

Avec le tuto précédent, vous avez de quoi prendre des photos au rapport 4x ou 10x, avec un objectif de microscope...

Lire la suite...

vendredi, juillet 16 2021

Grand champ et super résolution, objectifs irréconciliables ?

Dans un billet où je présente un travail au microscope à l'origine d'un fichier permettant d'imprimer une tique pour couvrir un mur en résolution photo, je donne une piste... Il faut utliser un objectif "fort" (meilleur pouvoir séparateur) et réaliser un panorama multirangs.
Problème : plus le rapport est élevé, plus la profondeur de champ est faible. Il faut donc faire des piles.

Esteban Teyssier, le fils d'un couple d'amis datant de la prépa agreg de l'ENS de Lyon, est directeur de fouilles pour un très vieux chateau à Monistrol-sur-Loire qu'il a lui même découvert... Après deux saisons de fouilles, il a ramené quelques vestiges, des fragments de poterie notamment.

J'ai traité un de ces fragments et voici ce que j'ai écrit dans FB (30 août 2020)

Avant la rentrée, j'ai pu me faire un petit plaisir iconographique. Ce tesson de poterie provient d'une opération programmée médiévale, dirigée par Esteban Teyssier en association avec le GRAV (groupe de recherche archéologique vellave), Haute-Loire. Je l'ai traité en panorama zédification - 26 tesselles (et chaque tesselle résulte de la compilation de 50 à 100 images pour couvrir la profondeur de champ). On obtient un fichier de 20.000 x 22.000 pixels. Pour le matériel mis en oeuvre : Sony A7 II - Meopta Meogon 50 mm inversé (à f/4) et 10 cm de tirage (fov 17 mm - rapport macro de 2,1x) - banc de stacking DIY - stepduino - éclairage par une grosse LED de 100 W et un diffuseur pot de fromage blanc. JPEG direct.
 
En version "tuto", voilà comment je procède après après avoir fait moultes piles d'images.
Voici une image prise au cours de la séance. On a qu'une portion du tesson de poterie et la profondeur de champ est si faible que l'on est loin de quelque chose de net malgré l'épaisseur modeste de l'échantillon.

1 - Déconvolution avec Helicon Focus - methode C, sans lissage (je n'aime pas qu'on fasse des trucs dans mon dos)
2 - assemblage avec Autopano - à 100%, on obtient un fichier de 18631 x 16999 pixels - en gros, ce petit tesson de poterie peut-être imprimé sur deux mètres de haut en résolution photo (vous collez le nez sur l'image et vous ne voyez pas les pixels)
3 - passage par Photoshop
4 - déformation de l'objet pour lui rendre ses proportions d'origine. Pour ce faire, je prends une photo (une simple macro) de l'objet et je copie/colle l'objet au-dessus de l'image à déformer et j'utilise l'outil "déformation" pour faire coller les différentes géométries... ça se fait parfois en deux ou trois temps

5 - détourage : une première étape avec le plug-in Viveza et ses points de contrôle pour foncer un peu plus le fond.
et comme je suis un fouilla-merda, je ne peux pas m'empêcher de finir au pinceau. En général, je place un calque de réglage pour éclaircir énormément l'image, puis sur un calque encore au-dessus, je peins avec une brosse de taille variable, plus ou moins dure (une régle : les petites brosses à 0% de dureté sont quand même plus dures que des grosses plus larges en dureté moyenne...).
Il m'arrive de passer aussi par des masques... avant d'en faire un tuto (peut-être un jour), le procédé est expliqué dans mon livre "La macro au-delà du rapport 1", en pages 212 et 214.
Ca commence à prendre forme... une fois que tout est détouré, le remplissage avec du noir de tout le reste est assez jouissif...
6 - Comme ces gros fichiers sont destinés à être zoomés à 100% pour en scruter les détails, je rajoute toujours du sharpen... et comme il y a foule en pixels, l'opération est assez cool. J'utilise le module "Sharpener Pro 3 - output..." de la suite Nik Effect. Vous noterez que dans la capture d'écran ci-dessous, j'ai aussi rajouté deux calques de réglages... l'idée est de restituer le rendu du tesson - je travaille avec l'objet juste à côté de l'écran et je compare...
7 - Ajout d'une échelle : j'utilise la photo en macro, prise sur un fond de papier millimétré.
Selon ma disponibilité et mon efficacité, tout le traitement (du tesson à la photo XXXXL), çe me prend entre la demi et la journée. En fait, faire les piles, c'est déjà très long...
On obtient
 
Il y en avait deux autres... voici un autre exemple
Ce dernier est aussi passé à la Turn Table de Miops, placé dans la boite à lumière déjà présentée dans un billet où je montre des photos de cristaux.
De ce timelaps, j'ai fait un petit clip : lien
Avec en guest star notre minette pot de colle qui n'a pas pu s'empêcher de faire un passage dans la boîte à lumière (le process étant long, je m'étais éclipsé le temps des prises de vue et elle est passé le temps de deux photos...)
 
 

 

jeudi, juillet 15 2021

Pinguicule/Grassette - monographie

Une reprise d'un billet, écrit à l'issue d'un petit séjour dans le Champsaur en compagnie d'un ami (Marc Corail - Marco), gardien au PN des Ecrins.
(je reprendrais probablement les autres billets publiés à cette période)


(la grassette ou pinguicule dans son milieu... typique, un sol souvent gorgé d'eau, lessivé)

Lire la suite...

La rade C de Cherbourg - un billet que j'aimais bien

En discutant avec Robin (2nd fils) qui connait pas mal de choses en informatique, j'ai fini par retrouver pas mal de billets de feu mon blog qui s'appelait un peu comme celui-ci (mauvaise manip de ma part et incapacité à restaurer le bouzin). Il m'a indiqué l'existence d'un archivage des pages internet - au moins un site... sans doute qu'il y en a d'autres - Wayback machine.


Visiblement, il n'y a pas les derniers billets... mais il y en a quelques-uns auxquels je tenais beaucoup et j'ai pu les enregistrer.
Bien sûr, tout n'est pas à recaser mais j'aime bien cette idée d'avoir rapatrié mes élucubrations. Je vais donc faire du tri et essayer d'enrichir ce nouveau blog avec des morceaux de l'ancien. Ca peut aussi être l'occasion de faire des mises à jour.

Parmi ces billets d'avant, il y en a un qui raconte une jolie histoire...

Il y a quelques jours, j'ai emporté une enchère sur une boite en bois, contenant un bon nombre de préparations pour microscope. La description était vague, mais il y avait le mot "Diatomées" et comme je suis amateur de la chose, sans vraiment avoir le temps de m'y mettre ni les moyens de faire des montages corrects, j'ai attendu le colis avec impatience.
A la réception, le bilan a été mitigé : la moitié des lames sont inexploitables, avec des sujets en mauvais état (des coupes dans le végétal... je fais aussi - lien) et d'autres avec un médium très endommagé, rendant difficiles les observations.
Passons...
Par contre, pour les Diatomées, je suis tombé sur un véritable trésor : des séries de lames provenant d'un même endroit. De quoi passer des heures derrière le microscope à explorer des prélèvements aussi exotiques qu'Oamaru (Nouvelle Zélande), la Californie... la Hongrie, la Belgique... ou la rade Cherbourg.

Notez bien la date : 1940 - période troublée s'il en est. Les autres lames de la boite sont datées entre 1939 et 1942. Bigre, voilà qui est intrigant.
Je me décide de contacter le vendeur.
je cite cette personne, avec son autorisation :
"Les lames proviennent toutes de mon grand pére qui était pharmacien. A son décés, mes parents ont stockés les boites remplies de lames et au décés de mes parents, j'ai repris toutes les boites.
Les prélèvements datent tous de la période 1910 - 1945. Vous dire quoi de plus, je ne sais pas. Mes parents sont décédés donc plus d'infos. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il aimait la recherche, les lames ont été stockés au sec." "J'ai oubliè de vous dire que mon grand pére voyageait beaucoup mais vous avez dû vous en rendre compte avec les lames. Vous dire pourquoi, je ne sais pas. La seule chose certaine, j'ai récupéré toute la collection avant destruction (plusieurs boites ont été jetées par manque de connaissance par des membres de ma famille)"
Et bien, moi, ça me touche.
Je n'ai malheureusement pas les compétence pour exploiter comme il le faudrait ces lames, je n'ai pas les moyens de racheter le reste du trésor, mais je vais quand même essayer de rendre hommage au travail de ce monsieur, avec quelques images qui je l'espère, vous plairons.
Dans l'ordre, vous verrez : Actinoptychus splendens, Lyrella praetexta, Diploneis bombus, Trigonium formosum - duement identifiées par les "pro" du forum du Naturaliste (merci à eux)

Ces images ont été réalisées avec un microscope Olympus BH2 avec contraste interférentiel, immersion totale, stacking (une vingtaine de clichés en moyenne), projectif NFK 2,5x et boitier Sony NEX 5N.

Voilà... un billet réécrit en cinq minutes.
C'est cool pour moi. Un peu la sensation de retrouver une complétude.
Merci Robin.

 

 

jeudi, juillet 1 2021

Des objectifs d'agrandisseur pour la macro

A la recherche de solutions pour dépasser le rapport 1x en étant nikoniste[1], j'ai testé de nombreux montages :
- les bagues allonge, pas chères mais pas très pratiques[2]. On perd beaucoup de lumière quand même...
- les bonnettes, mais si on veut que ça fonctionne bien, il faut des objectifs d'assez longue focale et ne pas se planter sur la qualité des lentilles...
- les objectifs ultra-grand angle inversés[3]...
et puis j'ai exploré ce que pouvaient offrir les objectifs d'agrandisseur.

Au temps de l'argentique, beaucoup de photographes ont englouti de grosses sommes d'argent pour avoir leur propre laboratoire et développer, tirer, leurs pellicules. Désormais, la plupart de ces labos prennent la poussière et on trouve sur le bon coin des agrandisseurs à vil prix ou encore sur ebay (ou autres), des objectifs pour les-dits agrandisseurs.

Classiquement, on trouve des 50 mm f/2,8. Des modèles plus anciens ne commencent qu'à f/4 et j'aurais tendance à les déconseiller car ils vont parfois manquer des traitements des lentilles qui vont bien et un diaphragme, pour de nombreuses raisons, ça peut compter. Les prix sont modiques. Ca commence à une trentaine d'euros et pour certains modèles (apo...), ça peut dépasser les 100 euros, mais disons que pour une quarantaine d'euros, il y a moyen de trouver quelque chose de très bien.

Il existe des focales plus longues mais elles ne permettent pas trop de dépasser le rapport 1.

Que donne un 50 mm d'agrandisseur monté plus ou moins directement sur un appareil photo ?


(ici, c'est un EL-Nikkor 50 mm f/2,8 serie N - monté sur un tube allonge à double rampe hélicoïdale permettant de rajouter de 36 à 90 mm de tirage)

A la lecture de ce site, les 50 mm ne sont pas optimisés pour dépasser le rapport 2x et dès que l'on ferme trop le diaphragme, le piqué chute pour cause de diffraction.
Si on veut dépasser le rapport 2x, il faut trouver des focales plus courtes, comme des 28 mm. Ces derniers sont beaucoup plus rares (et donc plus onéreux...)

Sur le terrain, on obtient ce genre de choses.

et en augmentant le tirage


(à f/8, avec 90 mm de tirage)

Dans mes tiroirs, j'ai retrouvé un Minolta E Rokkor 30 mm f/4,5 et un Componon 28 mm f/4 sans diaphragme réglable (en vrai, j'ai aussi un Componon 28 f/4 avec diaphragme, mais on verra plus tard, disons qu'il n'est pas dans un tiroir...)


(détails pour monter le Rokkor - impossible à mettre en inversé[4] car il n'y a pas de quoi visser un filtre à l'avant)

D'emblée, le rapport macro est supérieur. Pour scruter les détails, le piqué sera donc supérieur.
Les Schneider Kreuznach Componon 28 mm sont meilleurs que le Rokkor.


(comment insérer une optique au diamètre exotique, dans une bague M42)


(par contre, comme on ne peut pas fermer le diaphragme, on est un peu condamné à la zédification si on veut augmenter la profondeur de champ)


(crop à 100 % sur la zone de focus avec le Componon - on distingue les cellules des pétales. La profondeur de champ est quand même faible)

Dans un billet ultérieur, je vous propserais différentes solutions autour du rapport 2x avec notamment un comparatif de différents objectifs d'agrandisseur, de repro ou autres (microscope, scanner...)
 

Note(s)

  1. ^ Rappel : le rapport 1x est obtenu à la mise au point mini de quasiment tous les objectifs macro (tous les objectifs modernes). Certains constructeurs comme Laowa proposent même des objectifs qui permettent d'atteindre le rapport 2x.Chez Canon, il existe le MP-E 65 qui permet travailler entre le rapport 1x et le rapport 5x. Il n'y a pas d'équivalent chez Nikon (mais depuis mes débuts dans la macro au-delà du rapport 1x, Laowa a sorti un 25mm f/2.8 Objectif Ultra Macro pour des rapports allant de 2.5 à 5x.Un rapport macro de 1x permet de cadrer un champ de la largeur du capteur (un rapport de 2x cadre un champ deux fois moins large)
  2. ^ Les bagues allonge de "marque" ne sont plus fabriquées et de toutes façons, elles étaient horriblement chères... un simple bout de tube et deux bagues avec la monture qui va bien, ça ne vaut pas grand chose. Les "chinois" proposent donc des choses pour une poignée d'euros... des modèles simplement mécaniques ou alors préservant des contacts électriques. Nous reviendrons dessus dans un billet ultérieur.
  3. ^ Etc... là encore, nous aurons l'occasion d'y revenir. Les UGA inversés sont aussi une solution intéressante.
  4. ^ Des tests montrent qu'il est mieux d'inverser les objectifs d'agrandisseurs... pour des raisons d'optimisation du trajet de la lumière, qui vient de l'intérieur de l'agrandisseur. Il est donc logique de mettre la lentille arrière à l'avant de l'appareil photo. Dans les faits, on gagne un peu en distance de travail et le piqué est un poil supérieur... du moins avec les tests que j'ai pu faire avec un EL-Nikkor.

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